Quelques projets de l’Open MR pour Woluwe-Saint-Pierre

Article de La Capitale :

« Il faut miser sur l’intelligence collective »

 

Alexia Bertrand (MR) sera tête de liste pour son parti à Woluwe-Saint-Pierre lors des communales d’octobre. Avocate de formation, actuellement employée au ministère des Affaires étrangères, l’élue locale (dans l’opposition) est née à Anvers mais a grandi dans la commune. Elle y élève désormais ses trois enfants. Très impliquée dans la vie locale, elle est revenue, pour La Capitale, sur ses projets et ses ambitions.

 

Alexia Bertrand, vous vous présentez comme tête de liste de l’Open MR à Woluwe-Saint-Pierre.

Pourquoi avoir choisi ce nom-là ?

 

Parce que nous voulons incarner l’ouverture, présenter de nouvelles idées, trouvées par de nouvelles personnes. Nous voulons proposer aux habitants une nouvelle conception de la politique locale qui mettrait l’accent sur la concertation avec les riverains. De nos jours, on ne gère plus une commune comme il y a 10 ans. Woluwe-Saint-Pierre pourrait se mettre à la pointe de la technologie, la commune en a les moyens. Il pourrait y avoir des systèmes d’éclairage ou de feux tricolores intelligents. Les gens veulent également plus de transparence.

 

Un mandat, ce n’est pas un chèque en blanc. Nous nous devons d’être au service du citoyen. Être à l’écoute, cela ne veut pas dire chercher à avoir raison par tous les moyens. Je pense qu’il faut miser sur l’intelligence collective, faire des projets qui dépassent une mandature. À Woluwe-Saint-Pierre, il faudrait assainir les finances.

 

Vous considérez que vous avez une bonne connaissance du terrain ?

 

J’ai toujours vécu ici. Je suis née à Anvers mais je suis arrivée à Woluwe-Saint-Pierre et je n’en suis jamais partie. C’est de là que viennent mes grands-parents et tout le reste de ma famille habite toujours la commune. Je m’y sens bien.

 

Tous mes loisirs, toutes les activités sportives et culturelles que je pratique régulièrement se trouvent ici. J’ai même appris à conduire à Woluwe-Saint-Pierre !

 

Pourquoi vous-êtes vous lancée en politique ?

 

J’ai commencé la politique en 2012 après 9 ans comme avocate à Bruxelles. Mon métier était passionnant mais je voulais travailler sur des enjeux de société : la justice, l’économie, l’urbanisme, etc. Je voulais avoir un impact sociétal en travaillant sur des matières plus globales. Désormais, j’entends utiliser de ce que j’ai appris dans le privé pour m’en servir dans le public.

 

Et pourquoi au sein du MR ?

 

Je me reconnais dans les valeurs de ce parti. Nous voulons que les gens soient des êtres debout en les poussant à l’autonomie, en leur donnant les outils pour gérer leur vie. Le PS a bien entendu une vision des choses plus assistée et ce n’est pas la nôtre. Dans notre politique, nous voulons que les gens soient libres, qu’ils aient tout ce qu’il faut pour réussir par eux-mêmes, c’est la base du libéralisme.

 

Que pensez-vous de la façon dont l’actuelle majorité gère la commune ?

 

Il y a eu des réussites, on ne le nie pas. De grands projets, souvent initiés par la mandature précédente, ont été poursuivis. Je pense notamment à l’aile Alzheimer de l’hôpital Roi Baudouin par exemple, la rénovation du quartier Joli-Bois ou encore la bibliothèque passive néerlandophone et la rénovation de la place Dumon, même si on aurait peut-être fait les choses différemment. Il y a aussi eu une vraie tentative de réflexion sur la politique culturelle. Ce n’est pas une compétence facile car les temps ont changé. Il faut se demander comment redynamiser ces lieux, surtout à l’heure du numérique. Il faut s’accorder avec les besoins des gens.

 

Et qu’est ce qui a moins bien fonctionné ?

 

Sans hésitation : l’enseignement. C’est désastreux. La commune n’a pas su s’adapter au nouveau décret. Du coup, certains enseignants n’ont pas été payés pendant plusieurs mois. Il faut vraiment renforcer l’excellence dans nos écoles. Certains établissements ont été complètement oubliés. Une commune aisée comme la nôtre peut vraiment remédier à cela. Il y a aussi un manque d’écoute et de concertation avec les citoyens, c’est ce que ces derniers nous ont dit. On a quelque chose à redire au niveau de la propreté dans nos rues. Cela demande une vigilance de tous les instants mais si on laisse passer les petites choses, on se retrouve ensuite face à de gros travaux. Les véhicules communaux auraient pu être mieux entretenus. En fait, avec une majorité composée de quatre partis (cdH, Ecolo, DéFI et CD&V), il y a parfois un manque de cohérence et cela a eu un impact sur les finances communales. On voudrait d’ailleurs présenter les comptes communaux de manière vulgarisée car c’est souvent très compliqué.

 

Si vous êtes élue, avec quel(s) parti(s) pourriez-vous constituer une majorité ?

 

On peut travailler avec tout parti qui peut adhérer à notre vision : des projets à long terme, des finances saines, davantage de concertation avec les habitants… etc. Sinon, nous sommes justement ouverts, tant que tout le monde est sur la même longueur d’onde.

 

Quelle est votre position sur le décumul ? Seriez-vous prête à quitter votre emploi ?

 

La position du MR sur le décumul est la suivante : pour les communes de plus de 50.000 habitants, le décumul s’applique. Ce que je peux dire me concernant, si je deviens bourgmestre, je ne cumulerai pas avec un mandat de députée. Si je suis échevine, j’envisagerai les choses en fonction de l’échevinat et de la charge de travail qui m’incombe. Je pense que c’est une bonne chose d’avoir un pied au parlement et un autre dans une commune. Cela permet de savoir ce qui se passe à d’autres niveaux et de relier entre elles les préoccupations des citoyens.

 

E.F.