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Étienne Dujardin se lance en politique: « En Région bruxelloise, il faut des gens capables de tenir tête à la gauche bien-pensante »

Article de La Libre Belgique : http://www.lalibre.be/actu/politique-belge/etienne-dujardin-se-lance-en-politique-en-region-bruxelloise-il-faut-des-gens-capables-de-tenir-tete-a-la-gauche-bien-pensante-5af01f1bcd7028f079d48d16

Une figure connue des lecteurs de « La Libre » se lance en politique; Il s’agit d’Etienne Dujardin. Il sera candidat pour le MR aux élections communales d’octobre à Woluwe-Saint-Pierre, en sixième place derrière la tête de liste Alexia Bertrand (qui est par ailleurs la cheffe de cabinet de Didier Reynders au fédéral). Etienne Dujardin avait déjà été candidat en 2012 au niveau local, également pour les libéraux. Il veut retenter l’expérience en 2018. Partisan d’une droitisation du MR, il s’explique sur son engagement aux prochaines élections locales.Pourquoi vous lancer au politique ? N’avez-vous pas davantage d’influence comme chroniqueur ?

J’ai hésité longuement, cela n’a pas été un choix facile. J’apprécie beaucoup le débat d’idées. Cependant, les élections de 2018 et de 2019 s’annoncent importantes tant pour ma commune que pour le pays. J’ai estimé que je devais porter les idées aussi dans le champs politique, je ne pouvais plus rester au balcon.

Pourquoi rejoindre le MR ? Vous aviez fortement critiqué la ligne politique des libéraux, trop au centre selon vous… Vous aviez même écrit une carte blanche à ce sujet. 

La carte blanche en question date de 2016. Je disais que le MR est trop timide sur certains thèmes comme l’immigration, l’enseignement, le renouveau politique. Mais, dernièrement, le président Olivier Chastel a donné une interview dans « La Libre » où il explique que le MR doit être plus offensif sur ces sujets. Je remarque aussi qu’en Wallonie le MR est en train de faire du bon travail et fait aussi le ménage en supprimant toute une série de postes et en rationalisant. La ligne me semble aujourd’hui plus affirmée et le MR prend conscience qu’il doit convaincre les classes moyennes et populaires. Je pense que c’est le créneau majeur pour gagner les prochaines élections. La N-VA a bien compris cela.

Vous êtes donc partisan d’une droitisation du MR. Avez-vous l’espoir de faire changer le parti de l’intérieur ?

Je n’ai pas à faire changer le parti. Il me convient et c’est en s’engageant en interne qu’on peut aussi s’impliquer et convaincre. C’est le sens de ma démarche pour les prochains mois.

Quels combats comptez-vous mener à Woluwe-Saint-Pierre ?

Je ne comptais pas m’engager au niveau communal. Mais le projet de construire 200 logements sociaux dans la commune, sans aucune concertation des habitants, m’a fait changer d’avis. Je veux que Woluwé-Saint-Pierre reste Woluwe-Saint-Pierre et je n’ai pas envie que, dans ce dossier ou d’autres, la majorité actuelle de centre-gauche (CDH, Défi, Ecolo/Groen) importe tous les problèmes de Bruxelles dans la commune. On voit des chantiers qui n’avancent pas, des commerces qui ferment, des rues sales. Et ce dossier des logements sociaux… Tout cela inquiète. C’est grâce à un MR fort que la commune pourra garder son cadre de vie et je veux m’y employer. En plus, l’équipe locale est une « dream team » grâce, entre autres, à Alexia Bertrand et à Anne-Charlotte d’Ursel. Elles m’ont convaincu de rejoindre l’équipe.

Avez-vous la volonté de vous présenter en 2019 également ?

Si je peux rendre service au parti en 2019, je le ferai aussi. Je pense que mon profil est un profil qui peut convaincre les électeurs qui veulent que l’on prenne un certain nombre de dossiers à bras-le-corps. Je vais prendre dans les prochains mois une série d’initiatives pour faire remonter des idées du terrain pour les élections de 2019. Je pense qu’elles pourront être utiles.

Sur quels thèmes allez-vous axer votre campagne ? 

Pour moi, il y a quatre thèmes majeurs en Région bruxelloise. Les deux premiers concernent l’immigration et l’intégration. On voit que, dans un certain nombre de quartiers, cela ne marche plus. Il faut des gens capables de tenir tête à la gauche bien-pensante. Il y aura aussi le thème majeur de l’enseignement. Je suis pour l’abrogation du décret « Inscription » et je suis contre le tronc commun du Pacte d’Excellence. L’enjeu de la formation et de la transmission des savoirs est majeur. Il faut faire revenir l’exigence à l’école et ne plus céder aux pédagogues de la bienveillance. Il y aura aussi l’enjeu majeur de la mobilité bruxelloise, Pascal Smet (ministre bruxellois de la Mobilité, SP.A) est décrié de toutes part, la politique de l’immobilisme qu’il mène doit prendre fin. Il faut écouter la majorité silencieuse et traduire ensuite cela politiquement.

Frédéric Chardon